porte

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jeudi 17 novembre 2011

Hommage à ma grand mère au jet.


 Le G, pour moi, c'est ma grand-mère
Eugénie Auger née Brossier
Vers la fin du dix-neuvième siècle.
Il en a la rectitude, la gentillesse et la bonhommie.
  J'ai craint d'être gêné de parler d'Eugénie,
de suggérer son village Chabris
Pont sur le Cher.
Eugénie au G,
Eugénie au jet,lorsque les soirs d'été
Elle arrosait  les massifs
De son petit jardin place du Champ de Foire.
Elle repose sur le haut du village,
Au milieu du cimetière.
En haut d'une côte qu'enfant
Je dévalais en patins à roulettes.
Tombe de ma grand mère Eugénie Auger à Chabris

lundi 31 octobre 2011

Marie et la baigneuse de Dufy


Ma petite fille Marie a, le premier mai 2011,
copié une baigneuse de Dufy. Avant hier elle m'a fait la demande expresse de publier son dessin sur mon blog. Je le fais aujourd'hui en l'accompagnant d'un autre tableau de Raoul Dufy.
Les enfants lorsqu'ils s'appliquent dessinent comme Dufy . Peut-être peut-on dire aussi que Dufy lorsqu'il s'applique dessine comme les enfants mais pas comme Miro qui lui dessine comme les enfants qui ne s'appliquent pas et qui se laissent entraîner par les formes et les couleurs.



jeudi 13 octobre 2011

L'F et les faits-mères



L'F est mére, C'est l'effet-mère. Les faits engendrent l'F. L'F émerge, alors l'F est mère je crois.
Les faits méres sont bien sûr les faits mûrs.
Quand l'F est sur les murs, l'effet du F sur les faits efface les faces façonnées,
Les faces honnies des forts, des forts faits aux forfaits.
Les forfaits faits par les forts effacent l'effort des faibles .
L'F est bleu!
Les faits bleuissent au jour de l'F.


vendredi 7 octobre 2011

La lettre E



L'E n'est pas ce que l'E croit être.
L'E est est très sensible à la présence des autres.
En compagnie souvent il s'altère, il se gâte, il prend l'accent.

 Mais l'E fait mine de ne pas le remarquer.
L'E empêche les autres de se tamponner.
 Il est diplomate, il temporise.


Lorsque l'E juste prie,
L'esprit gagne les mots
Malgré les E brouillés et les lettres emmêlées.





jeudi 29 septembre 2011

Le temps

Quelques réflexions sur le temps.


Les nombres peuvent être regardés de deux manières :
On peut les voir comme quantité d’objets d’une collection 
( son cardinal). Les 5 doigts de la main.
Ou alors , on peut les voir  comme une succession que l’on égrène comme un chapelet. Un, Deux, Trois, Quatre…
Ces propriétés sont les propriétés cardinales et ordinales des nombres.

Zéro qui est le cardinal de « Rien » est aussi le premier ordinal.
La suite des nombres s’appuie sur "rien".

Le temps lui aussi peut être regardé de deux manières différentes :
Le temps comme quantité c’est la durée. «combien de temps cela dure-t-il ? » Si cette durée est mesurée par une horloge à eau on peut même la boire.



Les unités qui mesuraient la durée ont toujours été relatives et  élastiques. Depuis on y a mis de l’ordre en cadençant régulièrement et universellement le temps des gens.
Mais le temps représente aussi l’ordre de succession . Avant , maintenant, après.
La naissance, l’enfance, l’adolescence, la maturité, la vieillesse, la mort. Si on franchit tous les extrêmes de cette dernière série, nous n’en parcourons pas tous, tous les degrés.
Pour mon temps personnel, la naissance sans durée,mon passé absolu,  est le premier terme d'une série qui s'achève par la mort, mon futur absolu sans durée lui non plus.

jeudi 22 septembre 2011

La lettre D



Le Dé gonflé se repose à la mer.
Le Décapode par l'odeur alléché
Sort  de l'eau suivi de la Bugatti
Qui fait des maniéres et s'essuie.

Dégoûté le Dé s'enfuit,
Il se réfugie sous un dais
En l'église de Moissac.
Mais le Hasard est au rendez-vous.
C'est le Grand Départ
De ce grand dadais de Dé.
Ainsi le Dé périt.




vendredi 16 septembre 2011

Alphabet C

C anse ouverte sur les mots
Cou, crin, cuir, chapeau,
Calme,col, caméléon, cétacé.
C'est assez, c'est tassé.
Il ne faut qu'une poignée de lettres
Et de symboles mathématiques pour te dessiner.




C croissant de la Lune décroissante