porte

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vendredi 15 septembre 2017

Tête à tête




Tête à têtes

Il a ses têtes
Tète ! Ah ! Tète
Le suc du monde.

Tais ta tête mais
Tes tas tète
Devant les maisons étêtées

Les nations entêtées.


vendredi 8 septembre 2017

libres mais enchaînés






Insouciants, ils roucoulent, ils jacassent
Ils pressentent bien un souffle
Mais l'attribuent à l'air du temps
Ils croient qu'ils sont seuls
Auto-proclamés fils d'amibes
Ils s'égarent en rampant
Empêtrés dans les fils d'une technologie suave.



mardi 5 septembre 2017

J'ai tiré mes tarots





Je me suis construit un jeu de 120 symboles.
Le matin j'en tire 4
Je les associe dans un petit croquis.
J'écris la-dessus un petit poème contraint.
On verra ce que cela donne à long terme si je tiens,.
Car au bout d'un moment j'ai tendance à me fatiguer de mes inventions.

C'est pas assis que l'on contemple le fond du puits,
Il faut franchir la porte,
Pousser le battant de la cloche.
Entrer en résonance.


La double-langue, le langage profond
Se mire au fond du puits où
Le serpent lové se mire aussi.
Double duplicité: le miroir et la fourche.


Le puits n'épuise pas le mystère,
Il l'entretient.
Le crâne qui attend la clef qui ouvre les fenêtres,
Attend.


Deux chemins mènent à la maison de l'arbre,
Il s'y repose à l'envers.
C'est le yoga de l'arbre.

Une chaise est là pour le visiteur
Qui ne peut poser qu'une seule question.



La racine de jours s'ouvre sur un monde alangui
Ses bras engourdis par l'effort des seaux
Et des seaux qu'ils ont qu'ils ont remonté du puits.

La clef des songes se repose
Il lui reste à franchir 
Les nuages assombris par l'âge.


Le chemin est long et la valise est lourde
Mais la cascade rafraîchit le pèlerin
Et l'invite au repos.
L'oiseau, lui, veut
Qu'on le suive sans délai.



mardi 22 août 2017

Aux tarots du monde





Aux tarots du monde

Les arcanes se font des crocs en jambe
Mais des clins d’yeux aussi.

Les mineurs sont la pluie, le vent,
Les nuages comme des meringues
Et la neige sans soucis,
Les roues des autos démolies,
Les jambes des marionnettes au rebut,
Les grues s’enfonçant à fond de cale,
Les quais à deux étages où l’on glisse,

Les colibris en plein vol.

Les majeurs sont la mort, l’amour,
L’amitié corrompue,
Les barrages fragiles prêts à rompre,
Les rivières aux longs cours qui n’en finissent pas,
Le temps figé entre deux carcasses,
Les foyers où l’on se réchauffe les mains,
Mais les vagues terribles aussi,
Les tempêtes à tout rompre et les maisons solides.
Aux tarots du monde on est écartelé.

mardi 25 juillet 2017

Scène de vie


Là, les compagnons s’épanchent

Ils échangent leurs soucis,
Vases communicants aux orifices meurtris.
Des pensées corrompues inondent leur esprit,
Les regrets les envahissent aussi.
Alors sur leur passé ils se penchent.




 La gloire, les honneurs fades
La reconnaissance des médiocres
Ont gâté leur vieillesse.
Ils voulaient du vrai, du soutenu, du joyeux.

Sur leur lit de paille humide ils ruminent.
La jument à lunettes harassée
Force le tempo, les entraîne sans repos.
Déglingués, désarticulés, ils s’agitent.
Epouvantails malades pour jachères dépeuplées

 Ils plongent au loin leur regard égaré.


Des vapeurs s’élèvent du sol encore boueux
Les hautes herbes couchées

Maudissent les vieux chasseurs vautrés.

Il va falloir se fendre, s’effilocher,
Se surprendre, se dépasser.


vendredi 9 juin 2017

Au fil du temps




 Le fil marin se débobine.
Au fil du temps le fil s'étend.
Il se moque bien de ta bobine
Oh! Fille du temps.

Tant va le fil à l'eau 
Qu'à la fin il se rince
Et ressort pimpant prêt à rompre.
Le fil s'attend
Il s'y attend le fil Satan.

Perdre le fil c'est pas marrant.
Au fil du temps le fil s'entend.