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mardi 30 juillet 2019

Les Mêmes et les Quelques




Les Mêmes sont très nombreux
Ils suivent.
Les Mêmes ont le regard dépoli
Ils baillent.
Ils entonnent des chants sans musique ni parole.
Ils ânonnent, ils répètent.
Ils bégaient, ils ressassent
Des phrases creuses qui les déprécient.
Ils idolâtrent leurs sensations
Et se scrutent le nombril.
Au fast-food de l'esprit
Ils ne prennent pas, ils rapportent,
Ils régurgitent les opinions fournies
Par les voyous qui les manipulent.





Les Quelques sont rares, plus rares.
Ils sont curieux, ils ont l'oeil vif
Et la vue aiguisée.
Ils créent des mondes, ouvrent des perspectives
Mais n'ont pas réponse à tout.
Ils envisagent des possibles nouveaux,
Les proposent.
Les Quelques dérangent un peu
Ils sont indociles et impertinents.
Ils souffrent peu le bourrage de crâne.
Ils sont du bois dont on fait les poètes,
Les grands mystiques et les explorateurs.
Ils disent qui ils sont, pourquoi ils sont.
Ils ont une âme de guerrier qui combat la pensée convenue.
Ils ont  une direction qui s'oppose à l'agitation brownienne voulue par le capitalisme consumériste.
Pensez, faites quelque chose!


vendredi 19 juillet 2019

mardi 16 juillet 2019

Imminence de l'orage


J'ai retourné les feuilles
Et fendu les rameaux.
J'ai ramassé les pierres 
Et tendu les cordeaux.

Caché, j'ai attendu
Que les moineaux s'y posent,
Je les ai contemplés.
Perles vivantes de mon boulier sacré.




Mais les cloches ont tinté
Et le vent s'est levé.
Des ombres se sont hissées
Sur les barreaux branlants
Des échelles qui mènent aux nids.

De grosses gouttes sont tombées
Ont marqué la poussière
De hiéroglyphes incontestables.
Imminence de l'orage 
Qui bientôt les effacerait.


jeudi 4 juillet 2019

Métamorphose






Au plus profond des pierres
Des visages alanguis  se reposent
Qui ne demandent qu'à être découverts.


Parfois des monstres irrités
Leur rongent le visage
Sans entamer en rien leur sérénité.


Beaux visages de pierre
Belles faces minérales
Il n'y a qu'à vous aimer.


mercredi 5 juin 2019

Les mots ont renoncé aux choses



Ils se sont appuyés le long des balustrades 
Des cris ont retenti, des éclairs ont jailli 
La brume s'est dissipée, des rocs noirs ont surgi 
Ils ne les ont pas vus 
Ils se sont ignorés 
J'ai peur qu'ils ne se vengent


Les mots ont renoncé aux choses
J'ai peur qu'ils ne se vengent.
 La brume s'est dissipée,
Ils n'expriment désormais plus que des sentiments,
Des idées, des qualités, des quantités.
Que dire des choses sans les nommer?
Elles ne sont même pas somme de leurs qualités.

mardi 28 mai 2019

Vieil homme





Vieil homme reprends ton souffle.
Cesse de gesticuler comme un sémaphore fou
On risque de mal t'interpréter.
Force ton sourire, gonfle tes narines
Et cries!


mercredi 15 mai 2019

C'est l'heure. Hop!


Le gâchis universel, la gabegie répandue, l'envie comme mode d'être, l'appât du gain, la bêtise comme guide, l'ennui comme ferment, l'autosatisfaction, la fatuité, l'ignorance comme mesure de la vérité, la sensiblerie veule gangrènent les parties encore saines et bouffent l'espace.
Il faut y mettre un terme!


Il faudrait ressortir les neumes pour marquer nos discours d'intonations certaines.