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jeudi 4 juillet 2019

Métamorphose






Au plus profond des pierres
Des visages alanguis  se reposent
Qui ne demandent qu'à être découverts.


Parfois des monstres irrités
Leur rongent le visage
Sans entamer en rien leur sérénité.


Beaux visages de pierre
Belles faces minérales
Il n'y a qu'à vous aimer.


mercredi 5 juin 2019

Les mots ont renoncé aux choses



Ils se sont appuyés le long des balustrades 
Des cris ont retenti, des éclairs ont jailli 
La brume s'est dissipée, des rocs noirs ont surgi 
Ils ne les ont pas vus 
Ils se sont ignorés 
J'ai peur qu'ils ne se vengent


Les mots ont renoncé aux choses
J'ai peur qu'ils ne se vengent.
 La brume s'est dissipée,
Ils n'expriment désormais plus que des sentiments,
Des idées, des qualités, des quantités.
Que dire des choses sans les nommer?
Elles ne sont même pas somme de leurs qualités.

mardi 28 mai 2019

Vieil homme





Vieil homme reprends ton souffle.
Cesse de gesticuler comme un sémaphore fou
On risque de mal t'interpréter.
Force ton sourire, gonfle tes narines
Et cries!


mercredi 15 mai 2019

C'est l'heure. Hop!


Le gâchis universel, la gabegie répandue, l'envie comme mode d'être, l'appât du gain, la bêtise comme guide, l'ennui comme ferment, l'autosatisfaction, la fatuité, l'ignorance comme mesure de la vérité, la sensiblerie veule gangrènent les parties encore saines et bouffent l'espace.
Il faut y mettre un terme!


Il faudrait ressortir les neumes pour marquer nos discours d'intonations certaines.

mercredi 8 mai 2019

Quelques images d'Instagram




Voici quelques images tirées du compte Instagram du professeur Ducroque.


Les cris si délicats des mots emprisonnés dans les chairs.
Après une visite au musée d'histoire naturelle.


Le regard inversé


Forêt fluide


mardi 7 mai 2019

J'écris sur l'eau

Comme le vent qui exalte 
Les poussières
Des déserts ocres et bleus
J'écris sur l'eau.

Comme ces nuages bas 
Historiant l'horizon au couchant
J'écris sur l'eau.

Comme la pluie oblique
Qui raye mes carreaux
J'écris sur l'eau.

Comme le merle sautillant
Qui trace ton nom sur la neige
J'écris sur l'eau.




Comme la crevette agile
Qui raconte ses souvenirs de sable
J'écris sur l'eau.

Comme le funambule oscillant
Qui signe le ciel les bras dansants
J'écris sur l'eau.

Comme la bougie qui pleure
Eclairant mes pinceaux
J'écris sur l'eau.

Comme l'ombre de ceux qui passent
Et ne reviennent pas
J'écris sur l'eau.




mardi 19 mars 2019

Ils sont venus nombreux


Ils sont venus nombreux
La place était à prendre
Et les champs de débris
Vides désolés
Les attendaient en vain.

Ils ont cru pouvoir vivre
Sur des monts de gravats
sans égards ni tendresse.
Ils se sont épuisés
A remuer la terre.

Ils ont vu la lumière 
Ils ne l'ont pas suivie.
Ils attendent accroupis
Sur le seuil des taudis.

Ils ont voulu les choses
Ils les ont abordées
Par leurs mauvais côtés
Ils se sont égarés.

Ils sont venus nombreux 
La place était à prendre.