lente maturation

lente maturation
lente maturation

vendredi 17 novembre 2017

Quand deux images s'en mèlent.





Dans ce photo-tissage la lumière d’un candélabre éclaire l’autre et nous éclaire aussi.
Le monde n’est pas lisse, il est imbriqué dans un feuilletage à la Moebius.
Dans cette métaphore de l’intrication, j’ai pris deux photographies d’Alexandre Croquelois montrant deux réverbères archétypes, hiéroglyphes de la lumière montrant le but, le chemin et ses environs, hiéroglyphe aussi du regard qui fait le visage.
J’ai tissé ces images alternant l’une et l’autre patiemment. ( Le rythme, le geste comme substrats du sens)
Le réel et nous sommes tissés l’un dans l’autre. C’est pas simple !




mardi 14 novembre 2017

Oh, Logos!






Dans des cryptes où moisissent des souches sombres

Des rampants se redressent et recherchent la lumière
Ils clament leur ancienneté
Et racontent la jubilation de l’attente récompensée.



Près des feux ils bavardent

Et se redisent les mots qui les ont fait éclore

Ils se regardent et les répètent encore.





Oh, Logos !

Leurs membres se faufilent, ils pensent
Ils pensent aux organes qu’ils auraient pu avoir
Qui se sont perdus dans des méandres
De mondes inachevés
Les yeux, leurs yeux roucoulent d’allégresse
Ils sont le voir.


La perplexité gagne les assombris, les assoupis

Les avachis, les ramollis
Les habitués d’un système qui se grippe
De se trop reproduire.
Qui s’agrippent à leurs biens

Et ne font que déranger les autres.

vendredi 10 novembre 2017

Points triangles et tiges




Lorsque l'on jette une famille de points sur le plan en sorte que trois d’entre-eux ne soient jamais alignés, le nombre de triangles que l’on peut former vaut le double du nombre de points moins le nombre de points à la périphérie moins deux encore. 


 La mystique du trait, la courtoisie des points qui cherchent à se joindre font bonne figure que ce soit sur la page blanche de l’enfant, au ciel sombre du firmament, sur la neige n’attendant que les pattes de la perdrix joueuse ou sur le sable constellé de coquilles.
Toutes les figures possibles, toutes celles que l’on voit , que l’on devine, que l’on souligne sont des marques, des signes.

La carte polynésienne relie les îles, aux vagues, aux vents, aux petits hommes qui scrutent les étoiles.

A nos cailloux, nos coquilles et nos tiges, construisons la carte du temps !

mercredi 1 novembre 2017

Le tarot aimanté


La crise est loin d’être terminée
Les stratèges s’en moquent ils s’emploient
Sur leurs échiquiers d’ardoise
A stimuler la chute des cigales
Qui stridulent dans les racines
De l’arbre inversé.
Le soleil s’en moque.



L’oiseau longe le vent et s’éloigne

Remontant le tunnel de lumière.

Le phare aveugle montre mais ne regarde pas
Le pied longe la route mais ne la retient pas.



La queue de l’âne fait une mauvaise canne

Seul un fol s’appuierait sur ce méchant bâton.
Mieux vaut suspendre son temps
Aux branches basses de l’arbre.

vendredi 27 octobre 2017

Prêt à suivre toutes les pistes.




L’espace ouvert par les yeux ne se referme jamais.
Au contraire il s’évase.
Et même quand un crâne posé par Cézanne
Sur une table médite
Les illusions s’effacent,
Les traces pâlies des effusions s’estompent
Les souvenirs aussi.
Nous n’irons plus longtemps prendre
L’eau des sources.
Les cages qui les contiennent se désagrègent
Et les arbres s’enfuient.
Ebouriffé je tremble les yeux grands ouverts.
                              Il faudra du courage pour suivre toutes les pistes.



vendredi 6 octobre 2017

Les tarots attirés



La clef est mesurée à l'aune du regard.
Si le bâton conduit l'oeil
La clef ouvre le chemin.


Le serpent sur le seuil écoute la voix du monde
La radio lui récite un poème
Le ver est un collier de mots bien enfilés


L'espace fuit enchaîné au regard
Les racines sont l'ombre du feuillage
Au miroir renversant.



L'arbre inversé à grands coups de racines
S'époumone
La lumière confinée glisse entre les paupières 
Du phare engourdi